En peinture on appelle contraste, l'écart de luminosité entre une ou plusieurs couleurs. C'est par le contraste, que l'artiste peut modeler sa composition, donner de la profondeur à un paysage. De tout temps les peintres ont étudié et écrit des traitès sur les différentes façons de créer des contrastes. Face à la complexité du sujet, dans cet article nous allons aborder les contrastes les plus simples à réaliser.

Le contraste de la couleur en soi

   C'est le plus simple de tous. Pour le représenter, il faut au mois trois couleurs de nature nettement différentes et pures. Tout comme le blanc et le noir, est le contraste clair/obcur maximum, les trois couleurs primaires sont le contraste de la couleur en soi maximum. Une composition faite sur cette base est franche et forte.

   Lorsque les couleurs primaires diminuent, la force de ce contraste devient moins puissante. Les peintres modernes ont créé des compositons en partant de ce principe : Mondrian, Matisse, Kandinsk,etc.

 

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 Contraste en soi maximum par les primaires

 

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 Piet Mondriant 1872-1944

Le contraste clair/obscur

   Ce procédé de contraste, était déjà connu par les peintres de la Grèce antique. Léonard de Vinci (1452-1516) le pratiquait dèjà. Mais c'est le peintre Caravage (1571-1610), qui plus tard développa le mieux ce procédé. Cette technique consiste à faire surgir sur un fond sombre, une composition très lumineuse. C'est pour ainsi dire l'ombre et la lumière.

   Mais tout contraste extrême peut être dosé. Car entre ces deux valeurs, se place une infinité de tons clairs et foncés. Ces différents niveaux de tons, produisent un contraste plus ou moins fort, selon que les niveaux juxtaposés seront plus ou moins éloignés l'un de l'autre. 

 

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 Contraste dosé avec des gris

 

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 Michelangelo Merisi da Caravagio dit Caravage 1541-1610

Le contraste des complémentaires

   Le traité des couleurs de Goethe (1749-1832) a beaucoup influencé les artistes sur la recherche des contrastes des complémentaires.

   De nos jours ce contraste est très employé dans la publicité. Les panneaux des enseignes commerciales en sont des exemples. Mais la règle n'est pas la même que dans le domaine de l'art. Car pour créer une harmonie qui soit à la fois subtile et agréable à l'oeil, l'artiste doit mélanger, selon différentes quantités les complémentaires.

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Contraste des complémentaire entre : le violet et le rouge-orangé

 

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 Paul Cézanne 1822-1906

Le contraste chaud/froid

   On dit qu'une couleur est chaude, lorsqu'elle nous suggère le sentiment de la chaleur, de feu ou d'ensoleillement. Elle est froide lorqu'elle inspire la sensation de froid, d'ombre, de végétation. Le contraste chaud/froid est le plus éclatant de tous.

   Dans le cercle chromatique, le jaune et le violet est le contraste clair/obscur maximal. Les couleurs rouge-orangé et bleu turquoise qui se trouvent à l'angle droit de l'axe jaune violet, sont un contraste chaud-froid maximum. Le bleu-turqoise étant la couleur la plus froide et le rouge-orangé la plus chaude. Comme tout contraste extême, il peut être dosé.

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 Contraste chaud/froid maximun

  Les peintres impressionnistes, ont su brillamment expoilé ce contraste dans leur oeuvres. Notament Auguste Renoir, dans son très célébre tableau " Le bal du Moulin de la Galette".

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  Auguste Renoir 1841-1906